Par La Green Session

Choisir sa combinaison de surf comme on choisit sa planche, le tout dans une démarche éco-responsable ? Oui, c’est possible !

Comme on le sait, la fabrication classique d’une combinaison en néoprène génère un impact environnemental important : la mousse néoprène, le polyester et la colle utilisés pour sa conception sont des matériaux chimiques non renouvelables et , non biodégradables.

Tandis que son processus de fabrication entraîne des émissions de carbone en grande quantité ainsi qu’une pollution de l’air conséquente. De plus, il n’existe pas de filière de collecte pour le recyclage des combinaisons, et lorsqu’elles sont usées, celles-ci sont enfouies ou incinérées.

Sur ces réjouissances, il serait logique de se tourner vers une combinaison plus écologique. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

On ne peut évidemment pas supprimer dans leur intégralité les contraintes environnementales qu’engendre la conception d’une combinaison. Une démarche éco-responsable s’appuie en réalité sur une réflexion globale à l’achat et sur un bon entretien pour limiter les dégâts. En se référant à ce guide complet réalisé par La Green Session, il sera d’autant plus facile de choisir en toute conscience sa combinaison de surf.

Ici, nous avons entrepris de présenter les principaux facteurs constituant une combinaison dite éco-responsable :

1. Les matières premières

Les alternatives au néoprène ne sont pas nombreuses mais elles ont le mérite d’exister et d’être encouragées. Le premier objectif à viser est un limestone (roche calcaire) intégrant 30% de pneus recyclés, proposé par plusieurs marques françaises.

Le second choix est plus engagé mais demande également un budget plus important. Il s’agit d’une combinaison fabriquée en caoutchouc naturel obtenu à partir du latex d’hévéa, que l’on nomme NaturalPrene ou Yulex. Cependant, son intérêt n’a de sens que si les forêts d’hévéa sont exploitées de façon raisonnée et durable. Pour le savoir, il est possible de se référer au label FSC (Forest Stewardship CouncilTM). Lorsque ces critères sont respectés, la fabrication d’une combinaison de surf en caoutchouc naturel permet de réduire entre 70 et 80% des émissions de CO2.

Afin de pallier les limites du caoutchouc naturel en termes de flex et de coût, une troisième alternative vient de voir le jour avec la marque Sooruz : le BioPrene.

Cette nouvelle matière première est un mix de plusieurs éléments naturels et recyclables (caoutchouc naturel, cannes à sucre, huile végétale, poudre de coquille d’huître… une vraie recette !). Selon la marque, cette nouvelle matière disposerait de caractéristiques techniques équivalentes au limestone, pour un prix inférieur au NaturalPrene.

Le néoprène n’est pas le seul matériau posant des problèmes écologiques. Le polyester ou le nylon des doublures et la colle composée de solvants chimiques sont tout autant responsables de la pollution que le caoutchouc synthétique. Mais comment les contourner ?

Des alternatives telles que le polyester et le nylon recyclés ont fait leur apparition, tout comme la colle sans solvant et à base d’eau. Ces dérivés davantage écologiques sont aujourd’hui employés par les marques proposant des combinaisons plus éco-responsables.

2. La durabilité

Un choix de combinaison conscient s’appuie avant tout sur les qualités techniques de cette dernière. On parle ici de sa durabilité et par extension des économies financières qui vont avec ! Une combinaison durable permet à la fois de réduire le coût écologique tout en évitant de mettre trop souvent la main au porte-monnaie.

La performance et la solidité sont donc des critères primordiaux, mais ceux-ci ne sont pas tous évidents à détecter à l’achat.

Les éléments immédiatement visibles sont les tapes ou patchs intérieurs utilisés pour renforcer les endroits soumis aux plus grandes pressions, à savoir les intersections des coutures.

La présence d’une bande de colle située à l’extérieur des coutures, appelée glue tape, permet de vérifier l’étanchéité et se trouve être un bon indicateur de qualité.

Enfin, le zip constitue lui aussi un composant important. Certaines marques choisissent délibérément des zips de mauvais acabit pour des raisons économiques, et ce au détriment de la qualité. Et bien souvent, une combinaison se retrouve à la poubelle simplement parce que le zip est cassé (alors qu’il est tout à fait possible de le réparer !). Observer le zip et savoir en reconnaître un bon s’avère alors essentiel. Les plus solides d’entre eux sont les gros zips métalliques de fournisseurs reconnus tels que YKK ou PK (garantis à vie). La largeur du zip est également une preuve de solidité : une taille réduite sera toujours plus fragile.

3. Le SAV

Durabilité ne sonne malheureusement pas avec éternité. C’est pourquoi en cas de dégât sur une combinaison, de déchirure ou d’usure, il est préférable de choisir une marque ayant un service après-vente compétent et réactif, qui privilégie la réparation à la destruction !

4. La fin de vie

Si la plupart des marques sur le marché ne prennent pas la peine de se préoccuper du devenir de leur combinaison après usage, d’autres choisissent au contraire de les collecter en vue de les recycler.

Une marque qui s’investit dans une démarche de valorisation de ses combinaisons est un gage de qualité en mettant en avant sa conscience écologique. C’est pourquoi il est important de les soutenir pour espérer limiter le gaspillage de nos ressources.

Vous savez désormais tout pour choisir votre prochaine combinaison de surf éco-responsable. Mais n’oubliez pas, l’acte le plus important pour limiter votre impact est d’allonger au maximum la durée de vie de votre combinaison. Pensez donc à bien l’entretenir et la réparer si besoin.

 

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