Les mers et les océans occupent 70% de la surface de la planète et contiennent 97% de l’eau sur terre. Mais d’innombrables sources de pollution menacent cette ressource naturelle indispensable à la vie sur terre. Nombreux sont ceux qui souhaitent agir. Pour cela, s’engager auprès d’associations est une option intéressante, car celles-ci disposent de moyens d’action. Voici une liste de 15 associations pour la protection des océans, pour voir plus clair dans l’univers de l’activisme marin.

Les océans connectent les hommes, fournissent nourriture et oxygène, régulent le climat en absorbant une partie du CO2 produit sur terre et abritent une immense diversité d’espèces. Chaque association ou ONG qui le protège utilise des outils spécifiques pour agir sur une ou plusieurs problématiques autour des océans. Cette liste, qui n’a pas vocation à être exhaustive, présente les actions spécifiques de chacune.

1 – Bloom

L’association Bloom se dévoue entièrement aux océans. Elle affiche pour mission de créer un pacte durable entre l’homme et la mer. Son objectif est de protéger l’océan et les espèces qu’il abrite tout en favorisant les emplois durables dans la pêche et l’aquaculture. Son plus gros combat : mettre fin aux méthodes de pêches qui détruisent l’écosystème marin, comme le chalutage en eaux profondes ou la pêche électrique. Bloom oeuvre pour favoriser les méthodes de pêche non agressives pour l’environnement et génératrices d’emploi. 

Parmi ses outils de travail figurent des actions de sensibilisation, d’éducation et de médiation scientifique, mais aussi un programme de recherche scientifique indépendant. Bloom s’est aussi fait remarquer par son engagement sur le terrain législatif avec des actions de plaidoyer citoyen. Le documentaire Watt the Fish, nominé en catégorie Impact lors du FIPADOC 2020, en offre un aperçu :

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2 – Water family – Du flocon à la vague

Implantée à Biarritz, la Water Family, anciennement connue sous le nom Du Flocon à la Vague, est née en 2009. Elle possède aujourd’hui des antennes dans toute la France. L’organisation se lance avec l’Odyssée du Flocon à la Vague. À cette occasion, des sportifs de haut niveau se sont rassemblés pour un périple depuis le pic du midi jusqu’à Biarritz. L’objectif : suivre le parcours d’une goutte d’eau pour sensibiliser à la conservation de la planète et de ses ressources naturelles. La communauté née de cet évènement sportif se rassemble autour d’actions éducatives. Pour l’association, il faut agir à la source dans tous les sens du terme. En visant les jeunes générations, l’organisation fait le pari d’un changement durable de société. 

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3 – Fondation Tara océan

La Fondation Tara Océan s’est donné une mission de révolution scientifique autour de l’Océan. Elle veut développer une science ouverte et innovante qui puisse permettre d’anticiper et gérer les risques climatiques. Son expertise scientifique lui a permis de développer des programmes éducatifs destinés aux plus jeunes. Elle mobilise aussi les sphères politiques et aide les pays émergents à exploiter ces connaissances. La goélette Tara qui donne son nom à l’association est un laboratoire scientifique navigant qui a déjà parcouru plus de 400 000km et fait escale dans plus de 60 pays. À l’occasion de ses expéditions, l’association travaille en collaboration avec des laboratoires de recherche reconnus comme le CNRS, le MIT ou la NASA. Elle agit en observateur spécial pour l’ONU et participe activement aux objectifs du développement durable de l’agenda 2030.

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4 – Expédition 7e continent

C’est pendant sa traversée de l’Atlantique à la rame en solitaire que Patrick Deixonne, explorateur, découvre la pollution par les déchets plastiques au cœur de l’océan. De là naîtra une vocation : celle d’explorer les océans et témoigner sur cette réalité invisible au plus grand nombre. Ces missions ont l’objectif d’étudier la situation et alerter le public et les décideurs politiques. Les expéditions se composent de scientifiques, industriels ou encore communicants qui cherchent à médiatiser ce phénomène de continent de plastique. Car celui-ci se situe dans des eaux non concernées par les navigations marchandes et touristiques, réduisant le public préoccupé aux écologistes et scientifiques. 

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5 – Project Rescue Ocean

D’une simple page Facebook qui a pris de l’ampleur, Project Rescue Ocean est devenu une association. Sa mission est de sensibiliser le public et particulièrement la jeunesse sur l’état de l’environnement du littoral. L’association mène des actions autour des plages, de l’océan, mais aussi des fleuves et rivières. Elle intervient dans les écoles et procède à la valorisation des déchets. En moins de deux ans, l’association a collecté plus de 55 000 kg de déchets sur les plages. Elle a aussi pris pour habitude de recycler les filets de pêche “fantômes” récupérés en mer. Ce sont des écoles de mode qui en font créations.

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6 – Plastic Odyssey

Plastic Odyssey  est le premier laboratoire flottant du recyclage et de la réduction des déchets plastiques. Il part pour une aventure de 3 ans le long des côtes d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie-Pacifique. Cette association a pour ambition de développer de petits centres de recyclage à bas coût et accessibles au plus grand nombre. Elle cherche à la fois à réduire la pollution océanique et la pauvreté. Plastic Odyssey a pris le parti de construire ses machines sans brevets, en open source. Les plans des prototypes sont mis à disposition sur une plateforme pour que n’importe quel utilisateur puisse les reconstruire. L’association cherche à créer des communautés d’ambassadeurs, notamment dans les pays en développement, pour les inclure dans la lutte contre la pollution océanique. 

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7 – Sea Shepherd

La réputation de cette association n’est plus à faire. Fondée en 1977 par le capitaine Paul Watson, Sea Shepherd est l’ONG de protection des océans la plus combative au monde. Son combat se matérialise sur trois axes. Le premier : intervenir de façon non violente pour empêcher les atteintes illégales à la vie marine. Le second : mettre en lumière auprès des médias et de l’opinion les pratiques non durables ou éthiques vis-à-vis des écosystèmes marins . Le troisième : sensibiliser le public à la cause océanique en intervenant dans les écoles, les festivals ou via des évènements. 

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8 – Surfrider Europe

Créée en 1990 par un groupe de surfeurs, Surfrider Europe incarne la mobilisation citoyenne en faveur de la protection de l’océan et du littoral. C’est une association à but non lucratif, chargée de la protection et de la mise en valeur des lacs, des rivières, de l’océan et du littoral. Elle regroupe plus de 13 000 adhérents et intervient sur 11 pays via ses antennes bénévoles. L’organisme intervient sur 3 domaines depuis presque 30 ans. Les déchets aquatiques et la qualité de l’eau , l’aménagement du littoral et le changement climatique.

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9 – Greenpeace

Greenpeace est une organisation internationale. Elle est présente sur tous les continents et tous les océans grâce à ses 28 bureaux nationaux et régionaux et ses trois bateaux. Elle compte plus de trois millions d’adhérents à travers le monde qui la soutiennent et agissent avec elle. Ses combats pour la protection des océans reposent sur 4 grands principes : abandonner un modèle de pêche dépassé, lutter contre la pêche illégale, appliquer le principe de précaution, faire preuve de courage politique. La mission de Greenpeace est de créer un réseau de réserves marines qui couvriraient au moins 30 % de nos océans et développer la pêche durable.

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10 – The Sea Cleaners

Pour cette association de protection des océans, une grande conviction : la collecte en mer pourra créer un cercle vertueux. En effet, elle permet de donner des résultats concrets, rapides, visibles. Des résultats qui aident à éveiller les consciences, à mobiliser les pouvoirs publics et les communautés à faire bouger les lignes. Les actions de the Sea Cleaners consistent en l’éducation et la sensibilisation des plus jeunes, agir pour protéger la biodiversité. L’association cherche à dynamiser l’économie locale et circulaire avec des solutions de valorisation des déchets plastiques. En mer l’association collecte les macro-déchets plastiques dans les zones de fortes densités avant qu’ils se désagrègent en microparticules. Elle relève et observe par ailleurs pour recueillir des données scientifiques.

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11 – WWF pour la protection des océans

Figurant parmi les mastodontes de la lutte pour l’environnement et la protection des espèces, WWF place la protection des océans au centre de ses priorités. Sa mission est d’assurer une productivité pérenne des pêcheries et une résilience des écosystèmes marins en améliorant la subsistance des communautés côtières et le maintien de la biodiversité. WWF cherche à protéger mers et océans en accompagnant les filières de la pêche et de l’aquaculture vers des pratiques plus responsables, en travaillant à développer les Aires Marines Protégées (AMP) ou encore en accompagnant distributeurs et consommateurs de produits de la mer vers plus de durabilité.

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12 – Cetasea

Cette association touche plus à la protection des animaux marins que la protection des océans à proprement parler. Si des refuges existent pour les espèces sauvages comme les primates, les éléphants, les pandas géants, les oiseaux, c’est un peu plus compliqué pour les mammifères marins. Les cirques se séparent des animaux sauvages, certains zoos n’ont plus les moyens de les accueillir, il y a parfois une surpopulation dans les parcs, les naissances sont nombreuses… Certains animaux soignés dans des centres ne peuvent plus rejoindre le milieu sauvage. Cetasea souhaite créer un centre de préservation destiné aux mammifères marins et s’unir avec les autres associations afin de trouver des solutions pour les individus en détresse.

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13 – Wings of the ocean

Sa mission principale est de retirer le plastique en mer et sur les plages pour la protection des océans. L’association se rend dans les zones polluées et difficiles d’accès afin de récupérer le plastique pour le recycler à terre. Son bateau d’expédition, le Kraken, permet à la fois de retirer le plastique de l’eau et sert de laboratoire d’expérimentation sur les manières dont l’homme peut réduire son empreinte écologique. 10 fleuves envoient 800.000 tonnes de plastique chaque année dans les océans. Le projet de Wings of the Ocean est de déployer une flotte de navires récupérateurs aux embouchures de ces fleuves, d’y collecter le plastique et de le recycler. L’association mène par ailleurs des actions de sensibilisation et de ramassage de déchets partout en France. 

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14 – Longitude 181

Longtemps présidée par Albert Falco, ancien plongeur et capitaine de la Calypso, Longitude 181 a pour ambition de diffuser les idées rassemblées dans la Charte Internationale du Plongeur Responsable.  L’association cherche à promouvoir une plongée respectueuse et pousser chacun à changer son comportement, sous l’eau comme à terre. En 2002 à l’époque de sa création, aucun texte ne formalisait de règlement “responsable” autour de l’activité de plongée, d’où la nécessité de rassembler ces conseils en un texte (la charte) et d’avoir un vecteur pour les diffuser (l’association). En février 2002, la Charte internationale du plongeur responsable était lancée. Elle est traduite en 25 langues et utilisée à travers le monde.

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15 – Algalita pour la protection des océans

Alors qu’il découvrait une gigantesque zone de plastique flottant dans l’océan Pacifique, le capitaine Charles Moore s’est questionné de savoir comment nos habitudes de consommation avaient dégénéré de manière si incontrôlable.

La mission d’Algalita est de changer fondamentalement les mentalités. L’association cherche a donner aux jeunes les moyens de penser de manière critique d’exiger des actions et d’être des agents de changement. Leur conviction : “Lorsque nous éduquons, la prochaine génération répond avec des solutions. Ils soutiennent une cause qui a un large impact et ils la soutiennent avec ferveur.”

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Mélanie Le Guen

Protection des océans

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